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Séparation et Divorce
Comment se reconstruire après un divorce ?
Le divorce, même vécu pour certains parfois comme un soulagement, reste un véritable tsunami.
Il est la plupart du temps douloureux, et il vient bouleverser la vie de personnes concernées : séparation avec les enfants, changement de logement, baisse du niveau de vie, image de soi fragilisée…
La liste des sentiments pouvant être éprouvés est longue : tristesse, peur de l’avenir, soulagement, culpabilité, honte, colère, injustice…
Comment faire pour bien faire avec moi-même ?
Il n’existe pas de recette toute faite pour traverser une période de séparation : chaque situation est unique. Pour autant, il existe quelques repères qui peuvent servir de boussole pour avancer et retrouver une vie équilibrée et heureuse. Alors comment faire pour bien faire ? Bien faire avec soi, avec ses enfants, et aussi avec son ex-conjoint ?
1. M’écouter
Partir de vos ressentis : échec, culpabilité, solitude, incompréhension, colère, tristesse, amertume, solitude… Ces sentiments vont vous aider à comprendre quels sont vos besoins.
Si vous vivez des moments de tristesse, vous avez sûrement besoin de consolation ; si vous souffrez de solitude vous avez probablement besoin d’amitié, de proximité, de partage avec d’autres qui vivent la même chose, etc.
Vos ressentis, agréables ou désagréables, sont vos alliés : ils vous indiquent ce dont vous avez besoin.
2. M’aimer
Cela n’a rien à voir avec de l’égoïsme. Si un ami est en difficulté, on prend soin de lui, car on l’aime : soyez votre propre ami !
Prenez soin de vous ! Faites-le pour vous d’abord, mais si vous avez des enfants, faites-le aussi pour eux ! Vos enfants vous aiment, ils vous souhaitent d’aller bien, ils ont besoin que vous alliez bien, sinon qui sera en mesure de bien s’occuper d’eux ?
Pour cela, demandez-vous : qu’est-ce qui me fait du bien ?
3. Faire la vérité
« La vérité vous rendra libre. » Au départ, chacun dans le couple dispose de 50 % des actions. Et dans une séparation, il n’y a jamais 100 % de responsabilité d’un côté, et 0 % de l’autre.
Faire la vérité, c’est sortir du seul rôle de victime et se demander : quelle est ma part de responsabilité dans ce qui nous arrive ? Sans culpabilité.
Cette étape vous aidera à ne pas reproduire les mêmes erreurs dans une prochaine relation. En effet, les séparations sont souvent plus fréquentes dans une nouvelle union (cela est aussi dû à la complexité de la recomposition familiale).
Les questions que vous pouvez vous poser :
Ai-je tout essayé ?
Avons-nous pris du temps pour construire et renforcer notre relation (session en couple, dîners à deux fréquents, lettre pour permettre une meilleure communication…) ?
Avons-nous pensé à faire appel à un professionnel ?
Me suis-je vraiment remis en cause ? Au point d’engager un travail personnel ?
Admettre cela, c’est aussi, par la suite — car il faut du temps, parfois beaucoup de temps — accéder à une démarche de pardon envers soi.
4. Si besoin, me pardonner
C’est peut-être un long chemin. Me pardonner, c’est m’aimer tel que je suis, avec les limites que j’ai pu mettre à jour en faisant ce travail de vérité.
Comment faire pour bien faire avec mes enfants ?
Pour ce point, il est nécessaire de faire un pas de côté, de se décentrer de votre situation, de votre douleur, de votre souffrance, pour vous interroger : « Qu’est-ce que cette séparation peut faire vivre à mes enfants ? » Eux aussi peuvent vivre une douleur, une souffrance, des angoisses et incertitudes sur des sujets que l’on ne soupçonne pas (qui va faire à manger ? Où va-t-on habiter ?…).
Les enfants sont de véritables éponges à émotions : attention de ne pas projeter sur eux vos peurs, vos angoisses, vos besoins, votre jugement et votre ressentiment sur votre ex-conjoint…
Quelques pistes pouvant vous indiquer ce que peut parfois vivre un enfant dont les parents se séparent :
– Insécurité affective : « Papa et maman s’aimaient, ils ne s’aiment plus. Est-ce qu’un jour cela va m’arriver, l’un, l’autre ou les deux ne vont plus m’aimer ? » L’enfant peut se surveiller en permanence pour être sûr de ne pas faire une bêtise et continuer à être aimé. Cela lui prend une énorme énergie, plus disponible pour l’école ou l’insouciance de la vie d’enfant. Cela peut aussi se traduire par des angoisses, de la violence, etc.
– Conflit de loyauté : « Lorsque j’ai raconté à maman le super week-end que j’ai passé avec papa, elle s’est mise en colère. » L’enfant reste en veille permanente pour éviter de créer un conflit.
– Le dénigrement : dénigrer l’autre parent devant l’enfant est une tentation forte. C’est nier à l’enfant le droit d’aimer l’autre parent.
– L’enfant messager : « Tu diras à ta mère que… » Ce n’est pas son rôle.
– L’enfant confident : l’enfant n’a pas à porter les soucis des adultes. Ce sont les adultes qui ont à l’aider à grandir dans les meilleures conditions.
Dans certaines maisons Familya, il existe un parcours pour les enfants de parents séparés, ainsi qu’un parcours pour que les parents puissent prendre le temps de réfléchir à la meilleure manière d’accompagner leurs enfants dans cette période de réorganisation familiale : c’est un beau cadeau à se faire, et à faire à son enfant.
Comment faire pour bien faire avec l’autre parent ?
Rester parents ensemble, malgré la séparation, dans l’intérêt des enfants, c’est construire, petit à petit, une nouvelle relation avec son ex-conjoint. On ne parle plus de relation conjugale, mais de co‑parentalité.
Voici quelques étapes possibles lorsque l’on part de loin :
Sortir d’une relation négative
– Mettre fin au dénigrement, pour les raisons ci-dessus, et parce que vous allez être parents ensemble : les premières victimes d’une mésentente sont les enfants.
– Décider d’aller vers une communication apaisée pour s’éviter la « double peine » : se séparer pour ne plus vivre quelque chose de difficile et, malgré tout, continuer à vivre une situation difficile, avec en plus les inconvénients et conséquences liés à la séparation.
– Si cela est trop compliqué, envisager une médiation familiale.
– Lire notre article : 5 bonnes raisons de faire appel à un médiateur familial.
Décider de prendre les moyens de construire une relation positive
Le rapport avec l’ex‑conjoint se transforme : il n’est plus mon conjoint, il est le père/la mère de mes enfants. La question n’est plus « lui fais‑je confiance comme conjoint ? » mais « lui fais‑je confiance comme parent ? »
Faire confiance ne veut pas dire : « est‑il parent comme je voudrais ? » mais « est‑il un parent suffisamment bon ? Puis‑je lui faire confiance en tant que parent ? » (va‑t‑il mettre en danger les enfants…).
Comment allons‑nous faire pour continuer à être parents ensemble alors que nous ne sommes plus conjoints ? Que mettons‑nous en place pour dialoguer à propos des enfants et de leur éducation ? (Sinon, les failles laisseront des places à l’enfant : « maman a dit non pour un téléphone portable, je vais demander à papa… »)
Et, avec le temps, peut‑être, si c’est possible et si vous en ressentez le besoin, faire un chemin vers un pardon ?
Ce sont là des pistes. Elles sont à explorer dans la durée, car l’une sera inimaginable au début de la séparation et profitable peut‑être quand le moment sera venu.
Chaque situation est unique. C’est à chacun de prendre ce qui lui convient et de laisser de côté ce qui le heurte ou ne lui convient pas.
Ce qui reste incontournable, c’est de prendre soin de vous.
Les maisons Familya proposent des ateliers père‑fils et mère‑fille pour parler des changements au moment de la puberté ainsi que des accompagnements individuels pour les jeunes qui se questionnent sur leur vie affective et relationnelle.
Publié le
5 septembre 2025
Modifié le
8 septembre 2025