Bernard et Françoise Dumeril
Animateurs du café des grands-parents
Nous sommes passionnés par tout ce qui touche la famille, les relations parents-enfants et grands-parents.
Dans cet atelier, depuis dix ans nous réfléchissons tous ensemble à la place et au rôle des grands-parents au sein de la famille et de la société. Nous avons constaté que trop de grands-parents se sentent démunis, ne savent plus comment établir des liens avec les petits enfants. Nombreux sont les grands parents isolés alors qu’ils ont un rôle primordial dans la famille et l’évolution du petit-enfant.
Nous avons suivi ensemble la formation de conseillers conjugaux et familiaux au CLER Amour et Famille il y a plus de trente ans. Dès la création de la maison des familles à Lyon, nous sommes intervenus comme conseillers conjugaux, Nous continuons de recevoir des couples, ou des individus en entretiens d’aide ou de conseil conjugal et familial dans le 5° arrondissement de Lyon.
Depuis 11 ans, nous animons les rencontres du café des grands parents à la maison Familya de Lyon, groupe de paroles et non un débat, ou une conférence.
Françoise a participé à la création du centre de planification et d’éducation familiale de l’Hôpital St Joseph à Lyon, elle y a exercé pendant plus de 20 ans, en faisant de nombreuses interventions dans les établissements scolaires ou de groupes de jeunes, et recevant des jeunes individuellement au centre.
Proposant pour les adultes des entretiens de conseil conjugal individuel ou en couple.
Recevant jeunes ou adultes pour une information et un suivi en régulation des naissances.
Bernard était médecin, chef de service en gastro-entérologie, où l’écoute et la communication avec le patient avaient une place prépondérante dans le soin et l’enseignement auprès des étudiants, du personnel infirmier, et l’animation du service avec la mise en place de soins palliatifs.
Dans le cadre du CLER, nous avons animé des temps d’interventions en milieu scolaire, des conférences grand public sur le couple, sur la préparation au mariage, sur la parentalité, ou sur des questions de société, d’éthique ou d’éducation.
Actuellement, nous animons les cafés des grands-parents, ce sont 7 rencontres de deux heures par an, ouvertes à tous. Chaque rencontre a un thème choisi d’avance par les participants. Nous partageons un repas convivial en juin au restaurant « la salle à manger » de la maison Familya.
Le projet : Permettre à des grands-parents de se rencontrer, de partager leurs joies et leurs difficultés dans un lieu convivial où ils sont les bienvenus, accompagnés par un conseiller conjugal tenu à la confidentialité. Le but : Aider les grands-parents à trouver leur place auprès des petits enfants, à oser dire, faire part de leurs ressentis, en respectant la pensée de l’enfant, mais en l’interpellant sur le sens de ses choix et en respectant le projet éducatif parental, donc leur permettre d’investir leur nouvelle fonction, soit : « Être » grand-parent et non subir cet état , écouter avec bienveillance leurs petits-enfants, les accompagner dans leurs questionnements, s’interroger sur les nouveaux liens face aux sollicitations dont ils sont l’objet.
Le conseiller conjugal lit un texte starter qui ne fait qu’ébaucher des pistes de réflexion sur le sujet. Puis la parole est donnée à chacun dans un cadre de confidentialité, d’écoute et de respect. La personne qui a la parole n’est pas interrompue. Le conseiller gère le temps, chacun exprime ce qui l’a touché, ce que lui évoque le sujet. Il s’agit de partager en confiance son ressenti face à une situation vécue selon le thème. Toute personne peut dire ce que cela lui fait revenir en mémoire de son histoire, mais il n’y a pas à commenter. Le groupe élabore progressivement sa réflexion à partir des paroles confiées sans rechercher une unanimité. Les conseillers conjugaux veillent à ce que tous puissent s’exprimer. Ils peuvent être amenés à poser des paroles d’empathie, à synthétiser les apports, à interpeller pour rester dans le cadre, voire de suggérer un aspect perçu comme préoccupation sociétale actuelle et encore non évoqué. Pour cela ils disposent de documents glanés avant la rencontre, pour enrichir l’échange ou illustrer ce qui vient d’être confié. Les participants s’enrichissent les uns les autres et la prise de parole, possible dans un tel groupe soulage la détresse intérieure. Beaucoup s’aperçoivent qu’ils ne sont pas les seuls dans cette situation.
Le premier café a été sur l’éducation. Sommes-nous concernés ? Avons-nous une place dans l’éducation ? Ai-je le droit de parler, de dire ce que je pense ? Ou dois-je m’abstenir, être transparent, « sans saveur » ?
D’autres thèmes :
« Grands-parents, ce n’est pas le moment d’enlever les rames de la barque[…]cette période de la vie nous devons nous l’inventer » — Pape François